26 Septembre 2008
SE : BAHIER, c’est un nom bien connu et une vieille entreprise sarthoise ?
EM : L’entreprise a été fondée en 1966 par Monsieur Régis BAHIER, elle s’est considérablement développée depuis. Aujourd’hui elle réalise un C.A. de 97 millions d’euros avec un effectif de l’ordre de 450 personnes.
SE : Spécialisée dans la charcuterie cuite, la société a aussi diversifié sa production ?
EM : Nous opérons sur sept familles : boudins, rillettes, fromages de tête, tripes, produits de volaille pour les salades, snacking et charcuterie pâtissière. Nous sommes toujours leader en France, pour les boudins par exemple, ou second. Notre production est diffusée essentiellement sur le marché national.
SE : Vous ne vendez pas à l’étranger ?
EM : Si bien sûr, il s’agit même d’une activité en plein développement mais qui ne pèse encore que 2 à 3 % du C.A. Il y a quelque temps nous avons recruté un responsable export car nous considérons qu’il s’agit d’un vrai relais de croissance pour un secteur qui est devenu très difficile en France ces derniers temps. Notre principal débouché est l’Allemagne mais nous travaillons aussi en Belgique et en Autriche.
SE : Comment procédez-vous ?
EM : Les salons sont peu rentables et coûtent cher. Nous préférons travailler avec la distribution française bien implantée à l’étranger ou par approche directe de la distribution étrangère. Après, lorsque le marché l’exige, nous recherchons des importateurs. Nous pensons également recourir au système des V.I.E. pour appuyer nos commerciaux.
SE : Vous rencontrez des difficultés ?
EM : Bien entendu ! Il n’est pas toujours facile d’identifier les bons interlocuteurs et, pour les produits frais, il nous faut nous adapter aux différentes législations sanitaires très contraignantes. Sur ce plan, l’Europe n’existe pas encore, les goûts et habitudes de consommation sont aussi très variables. Tout cela nous oblige à démarrer avec des petites séries peu rentables, le retour sur investissement est long.
SE : Vous développez aussi l’innovation ?
EM : C’est également un moteur de croissance avec 2 à 3 nouveaux produits par an. Cela nous permet de renforcer notre position sur les rayons traiteurs à plus forte valeur ajoutée avec des plats cuisinés à base charcutière, tels que les boudins aux pommes. Pour une nouvelle ligne de burgers, nous produisons déjà 2 millions de pièces par an.
Nous venons aussi de lancer une nouvelle gamme de burgers qui se développe fortement.
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